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Comme de nombreuses personnes qui ont perdu un animal de compagnie le deuil animalier n’est pas toujours pris au sérieux, mais pour la personne qui vit ce deuil, ce n’est pas chose facile. Si vous avez eu la chance d’avoir un animal de compagnie auquel vous étiez attaché, mais, qui malheureusement, est décédé, vous savez que cette séparation ne se fait pas sans douleur. En effet, notre animal de compagnie fait partie de la famille et on partage de nombreux moments de son quotidien avec lui et ce pendant des années. Il existe autant de façon de vivre le deuil animal que de gens qui le vivent. Pour bien faire son deuil, il faut s’autoriser à le vivre.

 

DÉCÈS OU EUTHANASIE  

La perte d’un animal de compagnie peut être soudaine suite à un accident de voiture par exemple ou suite à une maladie plus ou moins longue. Dans ce dernier cas, faire appel à un vétérinaire est sans aucun doute la meilleure décision à prendre. Bien entendu, cela veut dire que l’on doit être prêt à accepter l’euthanasie. Celle-ci devrait être envisagée pour libérer notre animal de toute souffrance. Bien que la perte de notre animal crée invariablement un vide, on doit penser avant tout au bien-être de notre animal.

Arrive donc le jour de l’euthanasie. Idéalement, on laisse le choix aux membres de la famille d’assister ou non à l’euthanasie. Les membres de la famille qui assisteront doivent psychologiquement se préparer. Il faut par exemple dire la vérité aux jeunes enfants dans des mots qu’ils comprendront comme en disant que le médecin vétérinaire l’a aidé à mourir sans qu’il ait mal. Certaines personnes tenteront de minimiser ou ridiculiser la peine ou l’ennui que les enfants ressentent surtout chez les adolescents. On devra alors les préparer à cette éventualité.

Il est  aussi nécessaire de prévoir la disposition de la dépouille de notre animal bien aimé. La méthode recommandée en général pour disposer des dépouilles est l’incinération. Ce service est offert dans toutes les cliniques vétérinaires. Par ailleurs, on peut, afin de préserver le souvenir de votre compagnon, demander une incinération individuelle de façon à pouvoir récupérer les cendres dans une urne de notre choix ou une empreinte de patte. Toutefois, certaines municipalités permettent également l’enterrement des dépouilles dans des cimetières privés pour les animaux car sachons que même si l’enterrement domestique de notre animal est toléré, il n’est pas légal.

PROCESSUS DE DEUIL

Mais le deuil ne s’arrête pas là. Il est impératif de se donner le temps nécessaire pour traverser toutes les étapes du deuil. Tristement, bien des personnes se privent d’un simple rituel salutaire et qui les aiderait à «laisser aller». Chacun devrait trouver le geste ou le rituel qui l’aidera à se sentir en paix. Pour certains, cela peut signifier de laisser le bol et le coussin de notre animal de compagnie défunt à leur place, jusqu’à ce qu’on se sente prête à les enlever. Pour d’autres, c'est mieux de retirer le plus rapidement possible les objets nous rappelant l'absence de notre animal. Ça peut aussi vouloir dire de faire une cérémonie spéciale où on se souvient des bons moments avec notre animal. Comme dans n'importe quelle situation de deuil, le processus du deuil d’un animal comporte plusieurs étapes. France Carlos, thérapeute et auteur du livre «Deuil animalier» paru en 2008 aux éditions Broquet, nous liste quatre grandes étapes qui s’engagent dans ce processus.

  1. «La négation. Naturellement, l’être humain se protège de la peine en niant la situation.
  2. L’émotion. La gamme d’émotion est infinie. Mais le plus souvent, implique la peine et la colère.
  3. L’acceptation. C’est une étape qui se vit graduellement. Les émotions sont souvent ressenties très fortement, la première semaine. Dans certains cas, les gens ont même des symptômes physiques et psychologiques. Puis, l’intensité diminue pendant la deuxième semaine. Généralement, après trois semaines, ils fonctionnent mieux et commencent à accepter la disparition.
  4. Le réinvestissement dans d’autres relations. Il ne faut surtout pas vouloir sauter les trois premières étapes et adopter un autre animal de façon prématurée, car vous serez alors tenté de retrouver votre compagnon précédent à travers celui-ci, ce qui nuira finalement à l’établissement d’une relation saine avec le nouveau.»

AIMER À NOUVEAU

En résumé, entourez-vous de personnes compatissantes qui comprennent ce que vous vivez. Les employés d’un établissement vétérinaire sont formés pour ces tristes événements et peuvent aussi avoir une oreille compatissante en cas de besoin. Autorisez-vous à pleurer et à bien vivre toutes les étapes du deuil. Nous ne serons jamais assez prêts à vivre une telle épreuve, mais apprivoiser chacune des étapes du deuil une à une et se laisser accompagner facilite le cheminement.

Malgré cela, mais seulement si votre situation personnelle le permet, vous pourriez adopter un nouvel animal de compagnie qui saura remplir votre vie de bonheur. Cependant, celui-ci ne remplacera pas votre défunt compagnon et il ne doit pas être introduit trop rapidement dans votre vie. On se laisse donc du temps pour le deuil et du temps pour aimer de nouveau.

Sources:
-Dre Catherine Côté MV
-Le
livre Deuil animalier-Guide de survie de France Carlos

Écrit par : © Martine Lavallée B.A.A. et Technicienne en santé animale

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