CHRONIQUES

L'équilibre de notre relation avec notre animal

© Martine Lavallée B.A.A. et Technicienne en santé animale

Depuis fort longtemps, viscéralement nous savons que les animaux ont des effets bénéfiques sur nous humains. Il suffit d’être à leur côté pour le ressentir. Mais ce n’est que depuis les années 1950, d'abord aux États-Unis que plusieurs études très sérieuses attestent comme par exemple des vertus apaisantes du ronronnement des chats. Depuis, avril 2015, une étude japonaise témoignait que le regard soutenu de nos animaux de compagnie provoque dans nos cerveaux respectifs la sécrétion d'ocytocine. Cette substance, communément appelée «hormone de l'amour» est liée au bonheur et aux relations sociales. Elle est notamment sécrétée par les mères lorsqu'elles regardent leurs enfants. Alors si les animaux nous font autant de bien, pourquoi ne pas s'en procurer?

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L’ADOPTION

PLes centres d’adoption d’animaux comme la SPCA ont un grand succès en ce moment depuis le mois de mars de cette année. En effet, l’adoption peut-être une bonne idée pour briser la monotonie si on a préalablement réfléchi à cette option. Malheureusement, pour briser la solitude causée par la quarantaine, certaines personnes adopteront un animal sur un coup de tête durant la pandémie. «On sait que les animaux, ça a un effet bénéfique pour les humains; ça diminue l'anxiété et le stress. Le fait de côtoyer des animaux, ça fait qu'on sécrète plus de sérotonine, de dopamine et d'ocytocine, qui sont les drogues du bonheur», explique Sébastien Kfoury, vétérinaire et animateur. 

CHANGEMENT pour TOUS

Les animaux savent que l’on est plus présent à la maison. Des animaux qui étaient plutôt indépendant, deviennent soudainement plus «colleux». Par exemple, les chats vont se coucher sur nous et ronronner plus qu’à leur habitude. Le ronronnement et le fait de flatter un chat peuvent faire baisser la pression sanguine chez une personne qui fait de l’hypertension de façon significative, de plusieurs dizaines de millimètres de mercure. C’est reconnu scientifiquement que flatter un animal ou le ronronnement ont un effet apaisant. Juste en côtoyant les animaux nous sécrétons davantage de sérotonine, dopamine, d'ocytocine qui sont des drogues du bonheur. 

Certes, les animaux peuvent être de bons alliés pour briser la solitude du confinement, mais cependant que ce n'est pas le moment d'adopter un animal sur un coup de tête. On oublie trop souvent qu’un chat peut vivre 17 ou 18 ans et un chien 12 ou 13 ans. Ainsi, si on a beaucoup de temps à la maison durant la COVID, mais que l’on oublie qu'on en aura moins dans quelques mois, ça peut être un problème d’avoir un animal à la maison quand on retournera au travail. 

Cependant, nous ne savons pas si les animaux ressentent la même chose que nous. C’est-à-dire si eux AUSSI ont des sécrétions d'hormones du bonheur à force d'être à nos côtés. Bref, impossible de savoir précisément si être constamment présent à la maison avec nos animaux, a un impact positif ou négatif sur eux. Quoiqu’il en soit en ce moment, les animaux nous démontrent du contentement et de l’appréciation. En général, ils semblent s’être rapidement adaptés à leur nouvelle routine imposée par notre confinement. 

RÉACTION de certains ANIMAUX

Certains animaux sont devenus plus affectueux que jamais depuis le début du confinement. Aussi, puisque nous sommes plus présents depuis quelques semaines, notre présence constante peut faire en sorte que l'on dérange nos animaux lorsque ceux-ci essaient de se reposer.
 
Les animaux adaptent toujours leur routine à la nôtre. Quand nous sommes absents de la maison ceux-ci se reposent et quand nous sommes présents ils sont plus actifs. Or, avec notre présence constante, nos animaux de compagnie se reposent au besoin même si nous sommes à leur côté. Il se peut que notre petit chien ou notre chat en profite pour faire un roupillon au chaud sur nos cuisses au lieu de dormir seul sur le sofa. De notre point de vue, ça donne l’impression qu’ils sont plus affectueux.

Les INCONVÉNIENTS

Les enfants durant cette période de confinement modifient eux aussi la routine de nos animaux. Avec les bruits qu’ils font et leurs mouvements brusques, ils peuvent embêter le chat ou le chien. C’est le côté un peu plus négatif de la présence constante des humains avec leurs animaux. Surtout pour les animaux un peu plus antisociales ou plus âgés, ça peut-être plus difficile. 

Pour éviter ce genre de chose, on doit être en mesure de reconnaître les signes d’agacement chez nos animaux. Un chat qui cherche toujours à grimper en hauteur ou à se cacher sous les lits ainsi qu’un chien qui recherche un coin tranquille dans la maison, sont quelques-uns des signes que l'on doit reconnaître. Il est ainsi important d'accorder à nos animaux des moments de repos sans qu’ils ne soient dérangés.

PREMIÈRE EXPÉRIENCE

Pour ceux qui n’ont jamais eu d’animaux et qui décident d’en acquérir un durant notre période de confinement, il est fortement recommandé de bien se documenter avant d’en faire l’acquisition afin de savoir ce qu’il faut et ne pas faire. 

Par ailleurs, la première année d’un animal de compagnie est une année charnière où on doit pouvoir éduquer celui-ci ainsi que le sociabiliser. En période de confinement, c’est plutôt difficile de sociabiliser notre animal. L'idéal serait d'adopter un animal plus âgé. En effet, adopter un animal âgé est très sage surtout pour une personne moins expérimentée en matière d'éducation d'un animal. Ça permet de faire moins d’erreurs. De plus, un avantage du confinement en famille, c’est qu’il est possible de se coordonner et de donner une éducation similaire à notre animal.

CONCLUSION

Quoiqu’il en soir, que l’on soit confiné ou non, les animaux nous font du bien. Traitons-les avec reconnaissance et amour.

Rappelons aussi que quelques chiens et chats dans le monde ont attrapé la COVID et démontraient des symptômes de toux et d’abattements moins sévères que chez les humains. Mais il est important de le souligner, aucun animal domestique atteint de la COVID ne l’a transmise à l'humain.